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La tradition

Origine

L'Aïd el-Adha, "fête du sacrifice", appelée aussi Aīd el-Kebir, "la grande fête", par opposition à l'Aïd el-Fitr, appelée également Aïd el-Seghir, ou petit Aïd, est la fête la plus importante de l'islam.
La fête de l'Aid el-Kebir commémore l'asservissement d'Ibrahim (Abraham) à Dieu, qui lui a ordonné de sacrifier son fils Ismaël. Ibrahim n'hésitant pas à sacrifier son fils Ismaël pour montrer sa soumission à Dieu, ce dernier lui envoya alors un mouton à sacrifier pour lui épargner le sacrifice de son propre fils.
Ibrahim est ainsi pour les musulmans le modèle du croyant, étant aussi le premier musulman et le messager de Dieu.
Le message du Prophète Muhammad (sws) renvoie à la tradition d'Ibrahim ; c'est pour cela que les musulmans célèbrent l'Aïd el-Kebir.

Date

Elle a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le mont Arafat, et marque chaque année la fin du hajj.
Cependant, tel qu'il est traditionnellement établi, le calendrier musulman ne permet pas de connaître à l'avance et de manière précise le jour de célébration de l'Aīd el-Kebir, qui varie géographiquement selon le moment où la pleine lune est observée.

Pour l'année 2017/1438, le jour de l'Aid el-Adha (10 Dhou Al Hijja 1436 de l'hégire) est le 1er  septembre 2017, à plus ou moins un jour.
Elle a lieu à la vision de la nouvelle lune (cela signifie la fin du mois précédent et le début du suivant selon le calendrier lunaire). Dès l'annonce de la vision de la nouvelle lune, les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le takbîr.

Rites

En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en les égorgeant, après la prière et le sermon de l'Aïd.
Les musulmans glorifient la grandeur de Dieu par le takbîr comme suit : Allah akbar, Allah akbar, laa ilaaha illa Allah wa Allah akbar, Allah akbar wa lillahi al-hamd. (Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand, il n'y a pas d'autres divinités à part Dieu et Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand et à Lui seul Lui sied la Louange). Ils doivent le prononcer autant qu'ils peuvent dans les mosquées, dans les maisons et les marchés. Les hommes le proclament à haute voix tandis que les femmes le font à voix basse, depuis la veille jusqu'à la prière du lendemain, jour de fête.
Cette fête, qui est plus qu'un simple événement religieux, est l'occasion de rencontrer sa famille et ses proches ; elle est aussi synonyme de partage et de générosité envers les pauvres et les nécessiteux.


La Aqiqa est ce sacrifice à faire à l’occasion d’une naissance. C’est une Sunna approuvée, reconnue et appliquée. Cela dit, certains savants considèrent qu’elle est obligatoire en l’honneur d’une naissance. La Aqiqa consiste à sacrifier une bête (le plus souvent, un mouton) pour la naissance d’une fille et deux pour celle d’un garçon.

Date

Ce sacrifice s’effectue de préférence sept, quatorze ou vingt-et-un jours après la naissance comme l’a expliqué Cheikh al Albani (qu’Allah lui fasse miséricorde) : ces trois dates ont été rapportées par différents ahadiths, ce qui prouve leur légitimité quant à la Aqiqa. Pour les parents qui ne l’ont pas fait à ces dates, il leur faut le faire à n’importe quel autre jour. L’accomplissement de la ‘aqiqa au septième jour est une Sunna rapportée par Abu Dawud (qu’Allah l’agrée) selon qui le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « La Aqiqa incombe à chaque garçon : on lui égorge une bête le septième jour, on le rase et on lui donne un nom » (Ibn Maja et Tirmidhy). Il est donc meilleur d’effectuer ce sacrifice sept jours après la naissance de l’enfant.

Origine

La Aqiqa représente un moyen de remercier notre Seigneur pour le don dont Il nous a comblés. L’intérêt de ce sacrifice est donc spirituel. L’éminent savant ibn Al Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) explique le bienfait de ce sacrifice pour l’enfant : « La Aqiqa a donc la fonction d’affranchir et de libérer l’enfant de la prison du Diable ».

Rappelons que la Aqiqa doit être effectuée, qu’il s’agisse de la naissance d’un garçon ou d’une fille. En effet, lorsque Oum Karz interrogea le Messager d’Allah (‘alayhi salat wa salam) à ce sujet, il répondit : « Deux moutons pour le garçon et un mouton pour la fille ; peu importe qu’ils soient des mâles ou des femelles » (Abu Dawud et Tirmidhy).

Bien évidemment, la Aqiqa doit être faite par celui qui en a la capacité financière. Celui qui est démuni ou qui n’a réellement pas les moyens de sacrifier une bête, il ne lui incombe pas de le faire.

Rites

Lors de l’accomplissement du sacrifice, il convient de prononcer une invocation, comme le veut la Sunna. Cela a été rapporté par ‘Aisha (qu’Allah l’agrée) d’après qui le Prophète (‘alayhi salat wa salam) a dit : « Immolez en Son nom et dites « Ô Allah, elle T’appartient et retourne vers Toi. Ceci est la ‘aqiqa d’untel » – Allahoumma laka wa ilayka hadhihi ‘aqiqatou foulan ». Cette invocation relève de la Sunna, il est donc préférable de la prononcer mais si cela n’a pas été fait, la Aqiqa est tout de même valable comme l’explique Ibn Al Mounzir. Et Allah est plus Savant.